Ce week-end, Bloomberg a rapporté que les géants de l'énergie Eni et Repsol SA songeaient à ouvrir le capital du gisement de gaz naturel Perla, au large du Venezuela, à des investisseurs extérieurs.
Détenant chacun 50% de ce projet en mer via la coentreprise Cardon IV, le géant italien des hydrocarbures et son homologue espagnol cherchent à céder une partie de leurs participations pour lever des fonds. D'après des personnes proches du dossier, ces capitaux serviraient à développer le champ gazier alors même que les Etats-Unis cherchent à inciter à la relance du secteur énergétique vénézuélien.
Par ailleurs, Eni et Repsol ont conclu un accord avec Caracas pour commencer à exporter du gaz à compter de la fin d'année 2031. L'objectif des deux sociétés est de relancer ce projet au point mort depuis longtemps et d'augmenter la production de Perla. D'après le média financier américain, les deux partenaires veulent plus que multiplier par deux la production du gisement situé dans le golfe du Venezuela, afin d'exporter ce combustible sous forme de gaz naturel liquide via un terminal flottant.
Un poids lourd énergétique
Découvert en août 2009, le gisement gazier de Perla figure parmi les plus importantes réserves de gaz naturel en Amérique latine. Le bloc produit actuellement environ 580 millions de pieds cubes de gaz par jour. Essentielle pour le Venezuela, cette production couvre une grande partie majeure de la consommation nationale, alimentant les centrales électriques et les usines locales.
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